Dans le cas d’escalier hélicoïdaux, balancés ou même à quart tournant, intérieur au logement (d'au moins 0,80m de large) comment mesure-t-on le giron sachant que la valeur de giron de 24 cm ne s’obtient qu’à 41 cm du mur extérieur?
Réponse:
Pour les exigences d'accessibilité, du fait de l'appui nécessaire sur la main courante, la ligne de mesure du giron suit les parois extérieures de la cage d'escalier et non pas la ligne de foulée.
La circulaire retient la notion de "côté le plus favorable" pour la mesure du giron, c'est donc entre la paroi extérieure et la ligne de foulée.
Pour un escalier de 1,20 m de large on mesure le giron à 0,50 m du mur extérieur.
Pour un escalier intérieur au logement de 0,80 m de large, on mesurera le giron à une distance de 0,35 m de la paroi extérieure. Cette valeur correspond à:
La circulaire interministérielle du 30 novembre 2007 relative à l’accessibilité des bâtiments neufs énonce que « Dans le sens montant, le nez de marche ne doit pas créer d'obstacle aux personnes qui ont des difficultés de déambulation et dont les pieds s'écartent peu de la contre-marche. Afin d’éviter les risques que le pied "accroche", le débord ne doit pas excéder une dizaine de millimètres. »
Peut-on tolérer que ce débord puisse mesurer une vingtaine de millimètres lorsque la conception de l’escalier ne permet pas une réalisation à une dizaine de millimètre, en raison de problèmes de fragilité du nez de marche et de risque de rupture de ce dernier ?
Réponse :
Oui, et seulement dans ce cas de figure précis, on tolèrera un nez de marche d’une vingtaine de millimètres, à la condition impérative que ce dernier présente des bords arrondis ou chanfreinés, afin d’éviter tout risque d’accroche du pied.
Les escaliers situés à l’intérieur des logements doivent comporter une main courante devant se prolonger horizontalement de la longueur d’une marche au-delà de la première et de la dernière marche de chaque volée, sans pour autant créer d’obstacle au niveau des circulations horizontales.
Doit-on imposer ce prolongement dans les cas où la configuration intérieure du logement a pour conséquence de transformer l’avancée de main courante en obstacle, présentant un danger manifeste pour les occupants ?
Réponse :
Non, la circulaire interministérielle du 30 novembre 2007 relative à l’accessibilité des bâtiments neufs précise que le prolongement de la main courante ne doit faire courir aucun danger aux usagers qui empruntent les circulations communes adjacentes, cela étant également valable pour les escaliers intérieurs des logements.
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